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NADIR NAIDJI TOURNE LA PAGE

L'INTERVIEW DÉCALÉE DE NADIR NAIDJI

AJSO - CBC du 12/04/2014

La réserve du CBC quasiment en Nationale 3

   

Basket. Ouistreham 56 – 83 Caen BC 2, Pré-Nationale. L'équipe réserve du Caen Basket Calvados a fait un pas probablement décisif vers la montée en Nationale 3 en s'imposant très nettement sur le terrain de Ouistreham, samedi soir. Les Caennais, bien aidés par la présence de Boris Renaux et Claude Jean-Pierre, n'ont jamais douté dans le sillage d'une excellente entame. Pour Ouistreham, les regrets sont grands.


Ouistreham ou Caen, il était écrit que la montée en Nationale 3 se jouerait entre ces deux formations. En début de saison, l'AJSO d'Oscar De Bruyne partait même avec la faveur des pronostics, elle qui avait échoué de peu dans cet exercice la saison précédente. Les matchs de préparation n'avaient fait qu'accentuer le sentiment, Caen s'étant lourdement incliné face à Ouistreham. En première partie de saison, Ouistreham a gagné la totalité de ses matchs, soit quatorze, sur un écart moyen de 44 points (101-57). Dans la poule haute, les hommes de Gilles Bailluet constituent à la fois la meilleure attaque et la meilleure défense du championnat. Ils avaient clairement les armes pour retourner en Nationale 3, niveau auquel ils évoluaient il y a deux ans. Pourtant, entre le CBC et eux, il n'y a pas eu photo lors des deux confrontations. Au match aller, Caen s'était imposé de 19 points avec une formation estampillée Pré-Nationale. Au retour, et alors même que la défaite des Cébécistes la semaine précédente contre Alençon avait totalement relancé le championnat, Ouistreham a de nouveau sombré. « Les deux matchs n'ont rien à voir, précise Gilles Bailluet. Le match aller, on le perd parce qu'on est vraiment mauvais. Sur la première phase, on avait eu quasiment aucune opposition, contrairement au CBC. Quand on l'a joué, il était prêt au combat. Pas nous. La montée, on ne la perd pas (samedi) soir, on la perd au match aller. » Ouistreham a livré une copie plus cohérente au retour. Problème, il y avait en face une formation très performante. Le Caen Basket Calvados avait sorti la grosse artillerie pour mettre toutes les chances de son côté.

 

Grégoire Henry à la relance : Ouistreham a souffert contre Caen, sans grande surprise.




Un match sous haute intensité


Boris Renaux, Claude Jean-Pierre et Romain Coeuret étaient présents sur la feuille de match au Cosec. La N2 étant privée de compétition, coup de pouce du calendrier fort appréciable, Nadir Naïdji avait pu aligner ces trois joueurs non-brûlés (les sept autres éléments de l'équipe première n'avaient pas le droit de participer). « Ça compliquait sérieusement les choses, on le savait, expose Gilles Bailluet. Ça me reste un peu en travers de la gorge mais je respecte totalement la décision du CBC. Si j'avais été dans la même situation qu'eux, j'aurais fait exactement la même chose. Ce qui me gène là-dedans, c'est la formule. C'est une catastrophe ! On a offert sur un plateau cette possibilité au CBC. C'est ça qui est grave. Quand vous faites un championnat avec des matchs qui comptent, d'autres qui ne comptent pas, que vous permettez à des équipes réserves d'améliorer leur effectif avec des éléments de l'équipe première, ce n'est pas normal... » Pas aidé par les éléments extérieurs, Ouistreham s'est aussi sérieusement compliqué la tâche en entamant le match à l'envers. Après six minutes de jeu, les joueurs de la côte avaient déjà quinze points de retard (2-17). Le jeu caennais était d'une justesse à toute épreuve derrière le chef d'orchestre Boris Renaux et le patron défensif Claude Jean-Pierre. « Je craignais leur adresse, leur euphorie, indique Nadir Naïdji. On avait décidé de les prendre à la gorge avec une défense très agressive et en essayant de produire du jeu rapide. Le but était de les étouffer, de ne pas les laisser espérer. C'est ce qu'on a réussi à faire en début de match. »

 

Boris Renaux a apporté sa vitesse au jeu caennais. Il n'a pas ménagé ses efforts, à l'image de cette action qui lui a valu une lourde chute.


 

Groggy, Ouistreham a néanmoins réussi à reprendre ses esprits avant que les jeux ne soient faits. À coups de trois points, secteur dans lequel Caen s'est également montré très performant, les Maritimes comblaient une partie de leur retard (20-31, 13'). L'espoir renaissait chez les locaux, portés par un public très nombreux et particulièrement actif. Le match se durcissait et, au courage, Ouistreham relançait les débats. Sous le panier, Ndoye ramenait les siens à cinq longueurs seulement (26-31, 16'). Son contre, quelques instants plus tard, faisait lever la salle. L'intensité atteignait des sommets malgré pas mal de maladresses. « On a paniqué parce qu'on a eu du mal à attaquer leur zone 1-3-1 », estime Nadir Naïdji. Il fallait l'expérience et la maîtrise de Boris Renaux pour remettre de l'ordre dans la maison caennaise. À la passe et derrière la ligne des trois points, le meneur de jeu permettait à son équipe de reprendre de l'air (28-41, 19'). De son côté, Ouistreham accusait le coup dans l'adresse, clairement insuffisante. « Notre entame de match nous a mis dans une situation très difficile, reconnaît Gilles Bailluet. On est revenu dans un premier temps mais on a laissé trop de gomme. Après, ce n'était pas possible. Quand ils passent en zone, on ne trouve pas de solution sur les shoots extérieurs, on est maladroits et statiques. À côté de ça, j'ai aussi des joueurs cadres qui passent totalement au travers... » À la mi-temps, la messe n'était pourtant pas encore dite (29-43, 20').


« Ça ne reflète pas la saison », Gilles Bailluet


L'entame du troisième quart allait réduire à néant toute once de suspense. Jonathan Akylangongo et Robin Lecoutey à trois points atteignaient la barre des vingt points d'avance (33-53, 24'). Oscar De Bruyne avait beau faire valoir lui aussi son adresse extérieure, Ouistreham restait loin derrière. Ce n'était pas faute de déployer l'énergie du désespoir, visible notamment au rebond. Trop maladroit, Ouistreham était contraint de laisser filer son adversaire dans un dernier quart-temps interminable. Les locaux terminaient la rencontre sur les rotules, battus « par plus forts », de l'aveu de leur coach. « On n'a pas fait ce qu'il fallait pour gagner », constate Gilles Bailluet, qui a, en outre, dû se passer des services de Théo Van Butsel. Côté caennais, le discours est évidemment bien différent. « On a maîtrisé la deuxième mi-temps, j'ai bien aimé la sérénité dont on a fait preuve, souligne Nadir Naïdji. On est resté sereins. Les renforts de la N2 ont été super positifs. Les mecs ont tous eu un comportement exemplaire, y compris ceux qui n'ont pas joué ou qui ont moins joué. Ce n'est pas facile de faire toute une saison et de laisser sa place sur un match comme celui-là. Je tire un grand chapeau aux joueurs qui ont décidé pour certains de laisser leur place. Ces gamins-là aiment le CBC et c'est ce qui est important. »

 

Ça s'est bagarré sous les paniers...

 

À trois journées du dénouement, Caen a une victoire d'avance sur Ouistreham et un goal average favorable. « Il reste trois matchs, il nous faut deux victoires pour monter. Il y a encore du boulot. C'est une super saison. J'ai toujours cherché à leur faire comprendre qu'on pouvait y arriver ensemble. Ils ont bu mes paroles. On est une équipe solidaire, c'est ce qui fait notre force. » Pour Ouistreham, le deuxième échec consécutif qui se dessine est forcément dur à digérer. « On avait essayer de bâtir une équipe pour la montée en Nationale 3, rappelle Gilles Bailluet. Le championnat n'est pas fini mais ces deux défaites compromettent sérieusement la montée, c'est évident. Il ne faut pas rêver, Noël est passé. Ce qui est dommage, c'est que ça ne reflète pas la saison. Dans une formule normale, on finissait devant à 90 % parce que le CBC n'aurait jamais été dans la situation dans laquelle il était (samedi) soir. Mais s'ils sont là, c'est aussi parce qu'ils ont montré des choses. » Le CBC pourrait bien avoir une équipe en Nationale 1 et une autre en Nationale 3 la saison prochaine...


 

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