INTERVIEW SPORTACAEN



Basket – Pré-nationale masculine. Anthony Queval (Ouistreham) : « Je me sens bien dans cette nouvelle équipe »

Suite à leur victoire à l’extérieur contre Hérouville, Ouistreham fait partie du trio de tête du championnat Pré-Nationale. Nous avons rencontré Anthony Queval.

Anthony Queval, 27 ans, joue au poste de meneur et d’ailier depuis l’âge de 16 ans. Il vit sa première saison sous le maillot de Ouistreham et n’a encore perdu aucun match. (photo copyright C.G.)


Sport à Caen (S.C) : Victoire de sept points face à Hérouville samedi dernier. Comment analyses-tu le match ?

Anthony Queval (A.Q) : C’est très dur de gagner à Hérouville. On a été très maladroits au shoot extérieur, en particulier à 3 points. On a dû en mettre seulement deux ou trois dans tout le match. On a réussi à revenir grâce à notre défense en fin de rencontre. On a mis en place une zone qui a bien fonctionné. Heureusement car sinon on perdait ce match.


S.C : Vous réalisez un très bon début de saison avec un 4/4. Quel est votre objectif ?

A.Q : Premièrement l’objectif est de se maintenir. Il y a de très grosses équipes comme Bayeux et Pont L’Evêque. Hérouville et Caen Sud aussi sont de grosses équipes. On prend match par match. Après si on gagne et qu’on peut monter, ça sera à voir avec les dirigeants. Mais nos objectifs sont le maintien et le haut de tableau.


S.C : Tu viens d’arriver à Ouistreham cette année après avoir joué à Saint-Lô. Pourquoi avoir quitté l’équipe alors qu’elle montait en Nationale 3 ?

A.Q : J’ai quitté l’équipe car je ne pouvais pas jouer en Nationale 3 à cause de mon travail. Je finis soit à 18h, soit à 19h30. Donc c’était trop compliqué même pour les matchs à domicile à Saint-Lô. Je ne peux pas quitter mon travail à 15h pour aller jouer à l’extérieur donc c’était impossible.


S.C : Pourquoi avoir choisi Ouistreham ?

A.Q : J’ai choisi Ouistreham car il y a un bon groupe et de l’expérience. De plus, le coach Miguel (Callejas) fait beaucoup jouer les jeunes. C’est quelque chose que j’aime beaucoup. Et il sait donner beaucoup de confiance aux jeunes, j’apprécie ça aussi.


S.C : Comment te sens-tu au sein de cette nouvelle équipe ?

A.Q : Je me sens très bien. Je suis totalement intégré. Même en dehors des parquets, on rigole bien, on va boire des verres ensemble. C’est cool. Au niveau de l’intégration sur le terrain et dans les systèmes, j’ai eu du mal au début. Les deux premiers matchs étaient compliqués. Mais j’ai su m’adapter. En fin de compte, mon jeu colle bien avec celui de l’équipe. L’équipe a un jeu plutôt posé et moi j’ai un jeu rapide. Donc ça colle quand on a besoin de quelqu’un qui doit courir et mettre un peu d’intensité dans le jeu. Je joue beaucoup en contre-attaque, ce qui permet à mes coéquipiers de se reposer un peu lors de ces phases de jeu.


S.C : Le départ de Thibault Samson a-t-il eu des répercussions au sein de l’équipe ?

A.Q : Pas tellement. Après, Thibault était le leader de l’équipe et pour l’instant il n’y a personne qui a pris sa place. On a des leaders sur certaines phases mais pas un seul. Moi je ne peux absolument pas prendre ce rôle, ce n’est pas ma spécialité. On cherche encore un peu notre leader pour l’instant.


S.C : Pour l’instant, vous avez rencontré des équipes de milieu de tableau. Comment vous préparez-vous aux rencontres face aux équipes du haut de tableau, telles que Bayeux ou encore Pont L’Evêque ?

A.Q : Ce sont des matchs que l’on attend beaucoup. Ils détermineront si on finira en haut ou en milieu de tableau. On s’entraîne de plus en plus dur. On veut vraiment gagner ces matchs. Je pense que ce sera très dur. Alors on s’entraîne, on court beaucoup. On va essayer de s’adapter à leur niveau de jeu.


S.C : Pour le prochain match, vous recevez La Hague. Sur quoi devrez-vous être attentifs pour gagner cette rencontre ?

A.Q : Leur secteur intérieur. Ils ont toujours Alexandre Lourdin. C’est lui le plus dangereux de cette équipe. Si on le laisse jouer et que nos intérieurs prennent des fautes, on est cuits.


S.C : Je vais te poser 5 petites questions, le but c’est que tu répondes rapidement et instinctivement.

– S.C : Un coach qui t’a marqué ?

– A.Q : Frédéric Feray de Besançon. Il a coaché en Pro quand Besançon y était. Il ne laisse pas vraiment de cadeau. Il est très exigeant mais c’est ce qui m’a permis d’aller jouer en Nationale 3.


– S.C : Un coéquipier avec qui tu adores (ou as adoré) jouer ?

– A.Q : Amin Khamliche à Saint-Lô. J’aimerais bien rejouer avec lui. C’est un meneur qui me faisait beaucoup confiance pour prendre mes shoots à 3 points. Dès qu’il me voyait seul, il me faisait toujours la passe.


– S.C : Un match qui t’a marqué ?

– A.Q : Contre Caen Sud l’année dernière. C’était pour la montée en Nationale 3. On était ex æquo et là je mets les deux lay-up décisifs où on prend l’écart qui nous permet de gagner le match.


– S.C : Une anecdote marquante de ta carrière ?

– A.Q : C’est plutôt négatif, c’est une blessure il y a cinq ans. Lorsque je vais au dunk sur un joueur. Il se retourne et je tombe totalement sur mon genou. J’ai eu une fracture rotulienne et en même temps je me suis fait l’épanchement de synovie. J’ai dû arrêter le basket pendant un an et demi.


– S.C : Et enfin, si tu avais un super pouvoir pour t’aider lors des matchs, tu choisirais lequel ?

– A.Q : Voler ! Pour passer au-dessus de tout le monde et dunker facilement.


Clémence Garnier 

Rédaction Sport à Caen

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